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Dicton: "L'efficacité ne s'apprécie guère par l'art martial en lui-même, mais par la qualité même du pratiquant. Tous les arts ont une finalité d'efficacité, c'est le pratiquant qui est, à la base, inefficace..."

 

Ju Jitsu - Jiu Jitsu

 

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L'art des guerriers de l'ancien Japon  :
 

Historique

Le Ju Jitsu est issu des techniques de combat à mains nues qu'utilisaient les guerriers de l'ancien Japon. Certains pensent que celles-ci ont pu être influencées par le Pancrace (Pancrateon) grec, qui existait 6 siècles avant que des écrits ne fassent pour la première fois mention d'une méthode de combat sans armes au Japon. Cet art, pratiqué par les soldats grecs, aurait été répandu en Inde lorsque Alexandre le Grand envahit ce pays en -326. Les techniques grecques auraient alors été incorporées aux méthodes indiennes, elles-mêmes diffusées en Chine puis au Japon.

Un des premières récits à mentionner un combat à mains nues parle d'un style nommé Chikura Kurabe. Un autre raconte la lutte qui opposa un homme du peuple, Takemina Kata-no-Kami, à un champion divin, Takemikazuchi-no-Kami. Une autre tradition encore, mentionnée par le Nihon Shoki, fait état d'un style appelé Sumai ("bataille") qui aurait existé dès -23. Nomi-no-Sukune, de Izumo, aurait vaincu Tajima-no-Kehaya sur une plage de la préfecture de Shimane, en lui brisant les côtes avec un coup de pied de côté et en l'achevant au sol.

Le Sumai, le Kumi Uchi (conçu pour combattre sur les champ de bataille des adversaires possédant une armure), le Tekoi, le Yawara (basé sur des clés et des immobilisations), des méthodes antiques de combat à mains nues proches de la lutte, se sont transmis pendant des siècles sans grands changements.

Il faut attendre le 8e siècle pour que les contact avec la Chine se fassent plus nombreux, et que la culture chinoise pénètre peu à peu la société japonaise. C'est pendant cette période que le Ju Jitsu prit la forme qu'on lui connaît de nos jours et qu'il gagna en popularité. A la fin du 9e siècle, un des fils de l'empereur Siewa rencontra un expert chinois du combat. Teijun Fujiwara (Sadazumi, Sadagami) mit au point une technique qu'il nomma Aiki-Jutsu, et dont il réserva l'enseignement à la famille royale des Minamoto. Cet art resta ainsi secret au sein de ce clan jusqu'au début des années 1100.

A cette époque, deux fils de Minamoto no Yoriyoshi (descendant de la 5e génération de l'empereur Seiwa et gouverneur de la région Chinjufu d'Oshu) commencèrent à développer, organiser et cataloguer les techniques d'Aikijujutsu. Minamoto no Yoshimitsu (Shinra Saburo, "Genji") (1036 - 1127) et Minamoto no Yoshiie (Hachimantaro) (1041 - 1108) étaient tous deux experts en Yamusame (archerie à cheval) et en To-Ho (escrime). Ils travaillèrent à développer les techniques de combat familiales, notamment en étudiant l'anatomie humaine grâce à des dissections de cadavres. C'est Minamoto Yoshimitsu qui nomma le style de la famille Daito-Ryu AikiJujutsu, en référence à son domaine, Daito. Minamoto no Yoshikiyo, l'aîné de Yoriyoshi, s'installa dans la région de Kai et prit la tête de cette branche de la famille, qu'il nomma Kai Genji Takeda (Kai était la région, Genji l'ancien nom familial, et Takeda le nouveau patronyme qu'il choisit pour la famille, en référence à la ville du même nom). Les Takeda dirigèrent plusieurs écoles d'arts martiaux pendant plus de 400 ans. Les Takeda-Ryu et Ogasawara-Ryu, les deux dernières écoles de Yabusame, trouvent leur origine dans celles de Takeda no Yoshikiyo.

Lors de la période Muromachi (1392-1537), une autre école de Ju Jutsu eut une grande influence. Le Takenouchi-Ryu fut fondé par Takenouchi Hisamori (Takenuchi Toichiro) en 1532. Hisamori aurait appris auprès d'un moine guerrier yamabushi 5 techniques d'arrêt et des principes d'évasion. Il combina ces techniques avec sa connaissance du Kumi-Uchi pour mettre au point un style de Ju Jutsu, qu'il nomma d'abord Kogusoku puis qui devint Takenouchi-Ryu Jujutsu. Hisakatsu, le second directeur du style, y ajouta le Shinken Shobu (combat mortel). Le Torite (rétention) fut également inclut au programme. Un des enseignements de base était celui du Koshi No Mawari (saisie dans l'armure de la lumière du jour). Le Takenouchi-Ryu devint l'un des trois styles majeurs de Ju Jitsu.

Une autre école de Ju Jutsu devint populaire à la même époque. Elle fut fondée par Akiyama Shirobi Yoshitoki, un docteur de Nagasaki qui étudia le Pao Chuan en Chine sous la direction de Haku-Tei, ainsi que trois techniques de Yawara et 28 types différents de Kassei-Ho. A son retour au Japon, Akiyama commença à enseigner ces systèmes, mais estima qu'il ne maîtrisait pas suffisamment de techniques. Il se retira alors au temple de Temmangu à Tsukushi, vers 1723. On dit qu'il reçut l'illumination (satori) en voyant les branches d'un chêne se briser à cause de l'accumulation de la neige, alors que celles d'un saule se dérobaient sous son poids. Akiyama utilisa dès lors le concept de ju (souplesse) pour porter ses techniques au nombre de 103. Après cette expérience au temple, il décida de nommer son art Yoshin-Ryu (école du coeur de saule), également connu sous les dénominatifs de Yanagi-Ryu et Miura-Ryu (en référence à deux experts célèbres du style).

Takeda Harunobu (Shingen) (1520 - 1573), descendant de Minamoto (Takeda) no Yoshikiyo, était un grand guerrier de la région de Sengoku. En conflit avec le clan des Tokugawa, il battit Tokugawa Ieyasu lors d'une bataille décisive en 1572. Mais Shingen fut mortellement blessé, et Takeda Kunitsugu en hérita. Ashina Moriuji, gouverneur d'Aizu et allié de longue date des Takeda, le convint à s'établir dans la région. Depuis cette époque, la famille Takeda vécut à Aizu et y enseigna l'Aiki Jutsu.

En 1582, les forces d'Oda Nobunaga et de Tokugawa Ieyasu prirent leur revanche en battant Takeda Katsuyori, le fils de Takeda Harunobu. Katsuyori se fit seppuku, mais le style familial réussit à survivre grâce aux serviteurs du clan Takeda (Sanada Yukitaka, Sanada Masayuki, Sanada Yukimura, Sanada Nobuyuki, Yamamoto Kansuke, Obata Toramori et Obata Kanbei Kagenori) qui maintinrent la tradition. Cette branche devint peu à peu connue sous le nom d'Aizu Takeda. Ses membres pratiquaient cinq styles de To-ho et deux styles d'Aikijujutsu (Mizu no Shinto-Ryu et Shinmyo-Ryu).

Les écoles de Ju Jutsu se développèrent parallèlement à celles d'Aiki Jutsu, et il est très difficile de les distinguer les unes des autres. Il y eut plus de 700 écoles enregistrées de Ju Jitsu au Japon, qu'on connaissait également sous les noms de Ju Do, Aiki Do, Taijutsu, Koshi no Mawari, Torite, Kenpo, Wajutsu, Hudaka, Hobaku, Shubaku ou Yawara.

   

Styles

De nombreuses écoles traditionnelles japonaises étaient spécialisées en Ju Jutsu : Daito Ryu, Hakko Ryu, Yanagi Ryu, Yoshin Ryu, Hontai Yoshin Ryu, Miura Ryu, Sosuishi Ryu, Kito Ryu, Kyushin Ryu, Fukuno Ryu, Isogai Ryu, Jiki Shin Ryu, Sekiguchi Ryu, Shin No Shindo Ryu, Takenuchi Ryu, Tenjin Shinyo Ryu, Shibukawa Ryu, Shin no Shindo Ryu...

De nos jours, plusieurs des écoles traditionnelles existent encore et continuent à enseigner leur méthode de Ju Jutsu.

Le Ju Do, créé à la fin du 19e siècle par Jigoro Kano, est une forme sportive de Ju Jutsu, issue des écoles Kito-Ryu, Sekiguchi-Ryu et Tenjin Shinyo Ryu principalement.

D'autres formes nouvelles de Ju Jutsu, réservées aux forces de police et de l'armée japonaises, sont apparues. Le Taiho Jutsu fut ainsi élaboré par la police en 1947, et le Toshu Kakuto (qui comprend des compétitions à frappe réelle, les pratiquants étant revêtus de protections spéciales) par l'armée en 1952. Tous deux appartiennent aux Shin Bu Jutsu ("nouveaux arts martiaux").

Le Brésil, qui a été très tôt une terre d'accueil pour le Ju Jutsu, a vu se développer de nouvelles écoles, dirigées par les familles Machado et Gracie. L'école des Gracie, qui insiste fortement sur les saisies et le combat au sol, doit sa popularité récente au succès rencontré par ses élèves dans les compétitions de combat total (Vale Tudo, Ultimate Fighting).

 

Le Danzan Ryu, créé dans les années 1920 à Honolulu par Okazaki Henry Seiichiro, est devenu très populaires aux USA.

 

Technique

Le Ju Jutsu est un art de combat à courte portée, mettant l'accent sur des techniques dures et circulaires, qui sont essentiellement des projections, des clés, des saisies et des étranglements. Les coups frappés (atemi) existent mais restent généralement limitées.

Les postures en Ju Jutsu sont : zen kutsu dachi (avant), ko kutsu dachi (arrière), nekoashi dachi (chat), kiba dachi (cavalier), shiko dashi (cavalier, les pieds tournés vers l’extérieur), fudo dashi (de combat), heiko dashi (attente), shizen tai (garde)

Les principales techniques sont les suivantes :

  • ate waza (atemi) : 

    • de la main : oi zuki (coup de poing direct), gyaku zuki (coup de poing contraire), jun zuki (coup de poing direct glissé), furi zuki (coup de poing balancé), morote zuki (frappe des deux poings au même niveau), yama zuki (frappe des deux poings, l'un à la poitrine, l’autre à l'estomac), teisho uchi (frappe de la paume), tetsui uchi (frappe en marteau), uraken uchi (frappe du revers du poing), shuto uchi (frappe du tranchant), seiryuto uchi (frappe de la base du tranchant), kizami zuki (feinte)

    • du coude : tate empi uchi (frappe ascendante), mae empi uchi (frappe vers l'avant), mawashi empi uchi (frappe horizontale de l'extérieur vers l'intérieur), yoko empi uchi (frappe horizontale de côté), ushiro empi uchi (frappe vers l'arrière), otoshi empi uchi (frappe descendante)

    • du pied : mae geri keage (percutant de face), mae geri kekomi (pénétrant de face), yoko geri keage (percutant de côté), yoko geri kekomi (pénétrant de côté), mawashi geri (circulaire), ushiro geri (arrière), ushiro mawashi geri (arrière circulaire), ura mawashi geri (circulaire de l'extérieur vers l'intérieur), nidan geri (à la gorge), fumikomi geri (écrasant avec le talon), sokuto fumikomi geri (écrasant avec le tranchant du pied), mikazuki geri (en croissant de l’extérieur vers l’intérieur, avec la plante du pied), gyaku mikazuki geri ( en croissant de l’intérieur vers l’extérieur), yoko tobi geri (sauté de côté), mae tobi geri (sauté de face), nidan geri (volant de face)

    • du genou : hiza geri

  • uke waza (blocages) : age uke (ascendant avec le tranchant externe de l’avant bras), soto uke (de l’extérieur vers l’intérieur avec le tranchant externe de l’avant bras), uchi uke (de l’intérieur vers l’extérieur avec le tranchant externe de l’avant bras), kakuto uke (ascendant avec le poignet), kakete uke (descendant avec le tranchant de la main), gedan barai (descendant circulaire avec le tranchant externe de l’avant bras ), juji uke (en croix), otoshi uke (descendant écrasant avec le tranchant externe de l’avant bras ), sukui uke (circulaire en cuiller), seiryuto uke (vers l'avant avec la base du tranchant de la main), shuto uke (vers l'avant avec le tranchant de la main), teisho uke (avec la paume de la main), ilimi uke (esquive), te osae uke (poussé vers le bas)

  • kawashi waza (esquives)

  • nage waza (projections) :

    • o goshi (grande bascule de la hanche), uki goshi (hanche flottée), tsuri komi goshi (hanche péchée), o tsuri goshi (grande hanche soulevée), ko tsuri goshi (petite hanche soulevée), harai goshi (hanche fauchée), hane goshi (hanche percutée), ushiro goshi (contre de hanche arrière), utsuri goshi (déplacement de hanche)

    • ko soto gari (petit fauchage extérieur), o soto gari (grand fauchage extérieur), ko uchi gari (petit fauchage intérieur), o uchi gari (grand fauchage intérieur)

    • ko soto gake (petit accrochage extérieur), yoko gake (accrochage latéral)

    • de ashi barai (balayage du pied avancé), okuri ashi barai (balayage des deux pieds)

    • harai tsuri komi ashi (balayage du pied en pêchant), tsuri komi ashi (blocage du pied en pêchant)

    • o soto guruma (grand enroulement externe), hiza guruma (enroulement du genou), koshi guruma (enroulement de la hanche), kata guruma (enroulement des épaules), ashi guruma (enroulement de la jambe), o guruma (grand enroulement), yoko guruma (sutemi enroulé de côté par l'extérieur), te guruma (enroulement par les mains), mizu guruma (le moulin que l'eau fait tourner)

    • ippon seoi nage (projection par une épaule), kotomo seoi nage (projection par le revers), morote seoi nage (projection d'épaule par deux mains), tomoe nage (sutemi en cercle), ura nage (projection en arrière), ushiro nage (projection renversée), juji nage, ude juji nage, kuki nage, shiho nage, suki nage

    • tai otoshi (renversement du corps par barrage), uki otoshi (renversement du corps), o soto otoshi (grand renversement extérieur), yoko otoshi (sutémi latéral), seoi otoshi (renversement de l'épaule), sumi otoshi (renversement en coin), tani otoshi (renversement de la vallée), waki otoshi (renversement de l'aisselle), taki otoshi (renversement en chute d'eau), hiki otoshi, saka otoshi

    • hane maki komi, harai maki komi, o soto maki komi, soto maki komi, uchi maki komi

    • uchi mata (fauchage interne), ko daore (tronc d'arbre gisant), kuruma-daoshi (roue projetée), yudachi (averse d'été), mi kudaki (réduire le corps en poudre), mizu iri (plonger dans l'eau), ryusetsu (la neige sur le saule), yukiore (branche cassée par la neige), iwa nami (rocher balayé par les vagues), mizu nagare, shikoro dori, kani basami, uki waza, yama arashi, yoko wakare

    • kote gaeshi, sumi gaeshi, tawara gaeshi, shikoro gaeshi, kuruma gaeshi

  • katame waza (contrôles) :

    • shime waza (par étranglement) : nami juji jime (étranglement croisé pouces sous le revers) gyaku juji jime (étranglement croisé doigts sous le revers), kata juji jime

    • osae waza (par immobilisation) : yoko shiho gatame (contrôle latéro sternal), kami shiho gatame (contrôle arrière sternal par la ceinture), kusure kami shiho gatame (variante de kami shiho gatame), kata gatame (contrôle latéro-costal par le bras et la tête), tate shiho gatame (contrôle sternal à cheval), gesa gatame (contrôle latéro-costal), ushiro gesa gatame (contrôle arrière costal par le bras et la ceinture)

    • kansetsu waza (par clés) : juji gatame (clé de bras en hyperextension par le pubis), ude gatame (clé de bras en hyperextension par les mains), ude garami (clé de bras en torsion, bras fléchi)

    • kyusho waza (par pression)



 

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